jeudi 19 janvier 2012

Une campagne payée part le contribuable ?

Il y avait les tractes, les meetings et les affiches, notre président vient d’inventer les mesures « sociales » de dernière minutes. Le toujours non candidat à la présidentielle vient en effet d’annoncer à la fin de son « sommet social » une somme de mesure d’urgence pour « booster l’emploi ». Comme à son habitude le président fait dans la démonstration faisant pleuvoir les millions sur des idées prisent à la va-vite….
430 millions d’euro, « en redéploiement » a indiqué le président….. Certaines mesures sont déjà en vigueur mais les coupes budgétaires nécessaires pour équilibrer les comptes n’ont pas été indiquées.
Voici les annonces faites et les critiques que l’on peut en faire:

- 1000 personnes de plus à pôle emploi :

Ne serait-ce pas une démonstration de l’incohérence des actions de l’état ? En effet ces dernières année l’état c’est employé à réduire les effectifs se traduisant par la perte de nombreux intervenant du pôle emploi. On va donc faire machine arrière en employant des personnes non qualifiées et non permanentes donc peu impliquées. Quel est le réel impact sur l’emploi ? L’ajout de personnes au pôle emploi va-t-il booster les offres ? Il y a ici une incohérence, en période de crise ce sont principalement le manque d’offre d’emploi qui conduise à la hausse du chômage et non un manque de dialogue entre les demandeurs d’emploi et les entreprises.

- Aucune charge pour l’emploi des jeunes (estimé à 100 millions d’euro) :

Cette mesure est dans la continuité du bouclier fiscal en supprimant les charges patronales. Les précédentes mesures n’ont servit qu’a creuser le déficit budgétaire sans avoir eu un réel impact sur l’emploi. On peut donc douter de l’efficacité réelle à cour et à long terme de cette mesure.

- La future création d’une banque pour financer les petites et moyennes entreprises :

Pas encore crée on ne peut que douter de l’utilité de cette mesure. En effet plusieurs systèmes similaires existent déjà en France pour financer les PME. Par exemple OSEO ou même la Caisse des dépôts et des consignations assurent déjà cette fonction. La création d’une énième structure devrait couter assez cher et va sans doute encore diminuer la lisibilité des moyens disponible au financement des PME. Un meilleur accompagnement et une meilleure lisibilité des moyens disponibles seraient sans doute moins onéreux et plus efficace…

dimanche 26 juin 2011

Des miettes pour les Pigeons


Une petite phrase de Chantal Jouanno m’a interpelée cette semaine lors de son passage sur RMC. En substance cela revenait à « je dois tout à Nicolas Sarkozy ». Plutôt banal, et surement vrai puisqu’avant ses nominations aux ministères de l’environnement puis des sports, Chantal Jouanno restait relativement inconnu du grand publique. Elle n’est pas la seule dans ce cas. Un bon nombre de nos ministres ont éclos politiquement sous les différents gouvernements Fillon. Et force est de constater que ce que notre cher président donne, il peut également le reprendre. Les cas de disgrâce d’Hortefeux et de Dati, tous deux exilés au parlement européen, en sont les plus beaux exemples. La force de ce système étant probablement l’assurance de l’obéissance de ces ministres, ne leur laissant que les responsabilités de l’application de la politique présidentielle. Aujourd’hui nos ministres ne font plus de reforme ils les « portent » comme on l’entend dans tous nos media. Et en bon VRP qu’ils sont, le choix des ministres semble être dorénavant dicté par leurs anciennes activités (se devant être plus ou moins en rapport avec leur ministère). On a vu en conséquence une judokate au sport, une ancienne élève de l’ENGREF à l’environnement et un « auvergnat » de Neuilly-sur seine à l’intérieur….